A propos de l'intervention de Jacques Rousseau...

(service viticulture Institut Coopératif du Vin)

Nous sommes peut être à l'aube d'une quatrième mutation en profondeur de notre encépagement, sous l'influence du changement climatique et de la pression sociétale contre les pesticides. La profession recherche des variétés adaptées à ces nouvelles contraintes, soit par l'introduction de variétés étrangères, soit par la création de nouvelles variétés. Après avoir créé (dans l'indifférence générale à l'époque) de nouvelles variétés résistantes aux maladies, l'INRA et l'IFV ont récemment lancé des programmes de créations variétales de types de cépages proches de cépages locaux et résistants aux maladies cryptogamiques. Les résultats seront disponibles dans 20 ans, si tout va bien. S'agira-t?il de variétés spécifiques IGP ou AOP: ce n'est pas certain, car les deux filières expriment la même demande. Ce qui est sûr, c'est que l'introduction de nouvelles variétés dans les cahiers des charges est beaucoup plus rapide pour les IGP (IGP Oc vient de classer le Sorelli et d'autres variétés résistantes étrangères récemment inscrites) que pour les AOP, même si la possibilité récemment ouverte par la CNAOC d'expérimenter 5 % en surface de cépages expérimentaux dans les AOP devrait permettre d'accélérer leur introduction.... à condition que les viticulteurs se lancent dans l'expérimentation de nouvelles variétés.